Le pays des gâteaux pour hommes

Amai mono, les choses sucrées ! Pour convaincre les hommes de rompre leurs préjugés contre la féminité prétendue du sucre, les industriels de l’agro alimentaire ont lancé des gateaux pour homme. Ecrit en anglais sur l’emballage, signe extérieur de branchitude, le for men, expression universellement compréhensible, allié à un packaging plus virile qu’à l’accoutumé, est sensé rallier les plus retors à la cause de la dent sucrée et du sweet snacking.

Le sucre n’est traditionnellement pas très présent dans la ration des japonais. Il y’avait bien entendu les fruits et les pâtisseries nationales. Mais elles sont à base de farine de riz, d’azuki, ( purée de haricots noirs), de thé vert, de sésame et sont généralement peu sucrés. Avec la diffusion depuis plus d’un siècle des modes de consommation occidentaux, les japonais ont découvert la richesse de la palette des saveurs sucrée. En restant mesurés toutefois : les sodas américains ne font pas au pays du thé amer sans sucre une carrière époustouflante. Les sucreries n’en n’ont pas moins été très vite associés à l’enfance et à la féminité. Même si les mentalités changent, même si la jeunesse androgyne rafole des chocolats, des glaces, des pâtisseries occidentales, il y’a toujours une certaine gène pour un homme à avouer une addiction pour l’or brun. Les filles, elles, revendiquent fièrement, comme un attribut de leur féminité, leur inclinaison déraisonable pour les douceurs. Manger des glaces, c’est mignon, et les commerces du genre font des fortunes, même en plein hiver.