La chasse municipale anti-vélo

De voleurs de vélos au Japon il n’y en a point ou si peu. Les seuls prédateurs de bicyclettes sont ces messieurs de la police municipale dont l’occupation principale semble consister à arpenter les rues pour apposer des stickers rappelant qu’il est interdit de stationner hors des parkings payants prévus à cet effet. Une sanction homéopathique qui n’est qu’un avant goût de ce qui attend l’imprudent. La fourrière des vélos arpente à certaines périodes les abords des gares, des stations de métro et des zones les plus centrales signalées par des panneaux. Vu le prix de la caution pour récupérer son joujou, on a parfois mieux fait de racheter un nouveau modèle. Quand certaines villes du monde, comme Paris, subventionnent les cyclistes, pour tenter d’encourager les modes de transport propres, certaines de leurs homologues japonaises, Kyoto notamment, pratiquent la chasse anti-vélo. On n’est pas toujours conscient de la chance que l’on a.