Le corps à 36° et autres variations du métabolisme.

La température du corps des japonais est de 36°C, voire moins, soit environ 1°C en dessous de celle des occidentaux. Serait-ce un des facteurs de la tempérance et de la retenue légendaire des habitants du soleil levant ? « J’ai le sang chaud ! », voilà une expression qui n’est pas d’ici.

Les différences de métabolisme ne s’arrêtent pas là. Ainsi, avant de mettre sur le marché de nouveaux médicaments, les laboratoires pharmaceutiques font des protocoles de tests séparés car il arrive que les corps nippons, asiatiques en général, réagissent différemmsent aux molécules.

Ils n’ont pas non plus la même quantité d’enzymes dites ALDH2 dans le sang capables d’éliminer l’alcool. Comme cela n’écorne en rien leur goût pour les soirées bien arrosées, les conséquences apparaissent très vite sur les visages cramoisies, le fameux “asian flush” et sur les trottoirs le samedi soir. Etre ivre voire malade en quelques verres seulement a toutefois le mérite d’éviter au foie de subir les ravages causés par de trop abondantes quantités d’alcool. Il n’en reste pas moins que la résistance varie selon les individus. Les japonais n’étant pas un peuple ethniquement homogène, certains ont hérité en la matière de gènes d’origine est-asiatique, les plus faible vis-à-vis de l’alcool. D’autres ont en revanche un bagage issu de peuples issus d’Indonésie et du pacifique. Ils ont plus d’espoir de pouvoir faire la fermeture des bars debout. Ces derniers n’ont pas non plus la fameuse tâche mongole, une tache de naissance bleuâtre qui marque le dos des nourrissons chez les peuples mongoloïdes puis disparaît avec l’âge.

La cire des oreilles est également différente. Plus claire et plus sèche chez les asiatiques de l’est, elle est plus visqueuse, plus foncée et plus désagréablement odorante chez les caucasiens. Au Japon, il est d’usage de bien se curer les oreilles. On trouve des cotons tiges dans les cabinets de toilettes des restaurants. Il existe traditionnelement des pratiques de curage d’oreille à l’aide de petite spatulettes de bois. La cire étant rigide, elle peut gêner l’audition. D’où la nécessité de s’en débarasser. En Europe, elle coule, s’écoule, se dissout facilement dans l’eau du bain et de la douche. Et les ORL interdisent les cotons tiges.

Enfin, une autre différence notoire : le colon. Chez les japonais l’entrée est droite tandis que chez les européens, elle est coudée. Un sujet de conversation intarissable dans les colloques internationaux des gastro-entérologues. À tout cela s’ajoute de nombreuses différences morphologiques : la taille, la forme du crane et du visage, des yeux, la pilosité…mais cela est un autre débat.