Deko neiru ga suteki da ne !

Difficile de demander à une japonaise de faire la vaisselle quand elle s’est fait faire un déco-nail. Au pays du culte de l’apparence, les ongles, comme les cils, sont des extrémités du corps trop visibles pour être négligées.

Se faire faire un déco-nail est cher et chronophage, parfois deux heures ou plus. Mais au Japon, c’est un argument plutôt convaincant : qu’y a-t-il de plus agréable que de se faire bichonner les tout en se regardant dans la glace ? Les salons dédiés font florès et certains dans les grandes métropoles sont même ouverts toute la nuit le samedi soir. Ils ont une immense vitrine sur rue derrière laquelle on voit s’affairer des esthéticiennes qui opèrent des miracles sur les jeunes filles assises sagement en rang, les doigts posés sur des tablettes. Là, leurs ongles sont polis, taillées, vernis et spécialité nippone, décorés de toutes sortes de paillettes, perles, gommettes et autres micro miroirs qui feraient presque de certains déco-nails des œuvres d’art. Se méfier des japonaises qui griffent.