Shiyakusho no gumibukuro takai desu!

Les gros conteneurs collectifs en plastique gris pour les ordures : une décoration odoriférante qu’on ne regrettera pas au Japon. Pas de gros bacs puants pour joncher les trottoirs le soir venu non plus. Mais que font ils donc des ordures ménagères alors, ils les mangent ou quoi ?

Un jour tu veux percer le secret…et là, obligé de l’avouer, tu es confondu par la simplicité du système. Le matin, chacun pose ses sacs poubelles sur les trottoirs, sous les filets fixés à intervalles réguliers pour dissuader les corbeaux de tout saccager. Les ordures doivent être triées et d’un jour à l’autre la thématique du ramassage change. Qui a vu un japonais poser un sac d’ordure organique le jour du plastique, ni vu ni connu j’t’embrouille ? Qui a vu des sacs sortis à l’avance la veille au soir quand c’est interdit ? Tu t’étonnes aussi que les trottoirs restent impeccables : pas du jus de poubelles ni de fragrances persistantes pour entêter.

Personne non plus n’utilise d’autres sacs que les sacs municipaux règlementaires qui sont vendus hors de prix parce que la taxe de ramassage y est incluse. Plus on fait de poubelles, plus on paye. Le lot de 20 sacs vaut l’équivalent d’un repas dans un petit resto. Nonobstant, aucun sac standard et gratuit ne vient dépareiller les pyramides de baudruches bien rangées qui font des sculptures régulières sur les trottoirs, en parfaite adéquation avec la capacité d’organisation et de respect des règles dont font preuve les japonais.

Montre-moi tes poubelles et je te dirai qui tu es.